Le grand jour L'accouchement
Accouchement : qui fait quoi ?
Plusieurs professionnels vont vous entourer et vous aider pendant ou après votre accouchement.
• La sage-femme : elle vous soutiendra, vous accompagnera et vous aidera lors de votre grossesse (cours de préparation à l’accouchement) et pendant votre accouchement, pour que vous donniez naissance à votre bébé dans les meilleures conditions. C’est également elle qui pratique les premiers examens du nourrisson quand l’accouchement s’est bien déroulé. Présente avant et après le jour J, la sage- femme joue un véritable rôle de conseil et d’accompagnement auprès de toutes les femmes.
• L’anesthésiste : c’est lui qui met en place la péridurale. En cas de césarienne, il intervient aussi pour injecter une seconde anesthésie. Hormis pour réaliser ces deux actes, il n’assiste pas à l’accouchement.
• L’obstétricien : il n’intervient qu’en cas de césarienne ou si l’accouchement nécessite des interventions spécifiques, par exemple l’utilisation du forceps.
• La puéricultrice ou auxiliaire de puériculture : elle est surtout présente après l’accouchement, dans les premières heures de la naissance. Un mot rassurant, des gestes tendres et précis ; elle est proche des mamans et leur explique comment prendre soin de leur nouveau-né.
Les mots clés de l’accouchement
• Le travail : votre accouchement commence vraiment quand votre col de l’utérus, sous l’effet des contractions utérines, s’ouvre progressivement.• Le partogramme : effacement du col de l’utérus, progression de la dilatation, tension artérielle de la maman… Heure par heure, la sage-femme note le déroulement de votre accouchement, qu’elle peut ainsi surveiller avec toute la vigilance nécessaire.
• La péridurale : elle est administrée aux femmes qui la demandent afin de les soulager pendant leur accouchement. L’anesthésiste injecte l’anesthésique local entre deux vertèbres lombaires. Un petit tube souple (le cathéter) permet de réinjecter l’anesthésique local autant de fois que cela est nécessaire. Dix à 20 minutes après, généralement, vous ne sentez plus les douleurs, mais vous restez, par contre, sensible aux sensations.
• Le forceps : si un mot fait peur quand on attend un enfant, c’est bien celui-là. Synonyme d’accouchement difficile pendant la première partie du XXème siècle, ce n’est aujourd’hui plus le cas. Posé avec douceur, il est dorénavant utilisé pour guider le passage du bébé ou tourner sa tête afin de faciliter sa sortie.
• Le monitoring : installée sur votre ventre, cette ceinture, avec ses deux capteurs, va enregistrer pendant toute la durée de votre accouchement vos contractions utérines et le cœur de votre bébé. C’est un instrument de surveillance.
• La délivrance : quel drôle de terme pour désigner que votre accouchement n’est en réalité pas terminé, et ce, malgré la présence de votre bébé. Vingt minutes après la naissance, vous allez devoir pousser une dernière fois afin de délivrer le placenta, collé à l’utérus. Il pèse en général entre 500 et 700 grammes.
• L’épisiotomie : afin de faciliter la sortie du bébé, certaines femmes subissent une épisiotomie. On incise la vulve et les muscles du périnée. Les professionnels la préfèrent à une déchirure qui peut se produire à n’importe quel endroit. Elle est plus facile à recoudre et cicatrise en quelques jours. De plus, elle prévient les « descentes d’organes » et les incontinences d’effort.


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