Bébé en avance La prématurité
- Qu'est-ce que la prématurité ?
- Comment allaiter un bébé qui ne tète pas ?
- Etre parent d'un bébé prématuré
- Les unités mères-kangourou : quand l'amour soigne
- Retour à la maison, les bons réflexes
- Le suivi médical spécifique du bébé prématuré
Qu'est-ce que la prématurité ?
La nature exige neuf mois pour fabriquer un bébé. Au terme de ces 39 semaines, le nouveau-né pèse environ trois kilos, il n’a aucune autonomie et un besoin vital de soins et d’affection. Mais il arrive qu’un bébé pointe le bout de son nez plus tôt, ce qui le rend plus vulnérable encore.
- S’il a grandi entre 35 et 39 semaines dans le ventre de sa maman, sa petite avance exige quelques précautions, mais les parents peuvent généralement le ramener à la maison comme un bébé né à terme.
- En dessous de 35 semaines, il pèse généralement moins de 2,5 kg et les médecins considèrent qu’il est prématuré. Ces tout-petits rentrent le plus souvent à la maison à la date prévue de l’accouchement sans que leur santé ou leur développement ne souffre de leur entrée trop précoce dans la vie.
Causes et facteurs de risques
Dans 40 % des cas, la cause de la prématurité n’est pas connue. En revanche, certains facteurs de risques sont bien identifiés et augmentent le risque de ne pas mener sa grossesse à terme.
- Quand la future maman a moins de 18 ans ou plus de 35 ans. L’âge moyen de la maternité se situe à 29,6 ans.
- Si elle attend des jumeaux ou plus.
- Si elle est surmenée ou confrontée à des conditions de vie difficiles, fournit un très lourd travail physique ou pratique un sport très intensément.
- Si elle absorbe des substances nocives pour le bébé (alcool, tabac, etc.).
Un bébé miniature
Alors qu’il voit le jour, le bébé prématuré devrait encore continuer son développement au chaud, dans un milieu liquide, oxygéné, nourri et protégé dans le ventre de sa mère. Il n’est pas tout à fait formé : petite taille, pieds et mains très menus, peau fine, presque transparente. Les tuyaux, les cathéters, les électrodes, la ventilation, les perfusions serrent le cœur des parents qui voient pour la première fois leur bébé dans une couveuse. Mais aujourd’hui, grâce aux performances médicales, on sauve la grande majorité des 60 000 bébés qui devancent l’appel chaque année en France.
Plus l’enfant naît tôt avec un petit poids, plus l’arsenal médical autour de lui est important. Le principal problème vient de ses petits poumons, qui ne sont pas encore faits pour respirer de l’air. Le bébé peut avoir des arrêts respiratoires, des apnées, qui sont dangereux pour lui : il faut le surveiller de très près. Il peut aussi prendre froid plus rapidement. Les prématurés sont globalement plus fragiles que les enfants nés à terme. Cependant, dans l’immense majorité des cas, votre bébé s’en sortira sans aucune séquelle.
L’essentiel, pour le petit prématuré, est de prendre du poids, alors que son système digestif n’est pas encore très au point. Le lait maternel est le meilleur aliment possible. Les pré-laits sont des préparations diététiques lactées qui viennent en complément du lait maternel. Ils sont destinés au nourrisson jusqu’à ce qu’il atteigne 3 kg et font l’objet d’une prescription médicale.
Si le bébé est né avant la 34ème semaine, il ne pourra pas téter. Il faudra donc utiliser un tire-lait pour le nourrir par sonde gastrique. Si le bébé est né après la 35ème semaine, les équipes des maternités mettent tout en œuvre pour aider la maman à allaiter si elle le peut.
Parents : un rôle capital
Le milieu médical a beaucoup modifié ses pratiques, ces dernières années, pour accorder toute leur place aux parents. Les mamans d’enfants prématurés se sentent souvent coupables de ne pas avoir mener leur grossesse à terme. Participer activement aux soins de son bébé est une bonne façon de surmonter un petit passage à vide. Pour les mamans qui ne parviennent pas à retrouver le moral et l’énergie nécessaire pour s’occuper de leur bébé, un soutien psychologique peut se révéler nécessaire. Le soutien d’associations de parents est, dans tous les cas, très utile. S’occuper de soi, après une naissance difficile, n’est pas un luxe. Le sourire et le tonus d’une maman sont indispensables à un bébé autant que le lait et les couches.Comment allaiter un bébé qui ne tète pas ?
Le lait maternel est l’aliment idéal de tous les bébés, et il est particulièrement utile aux petits prématurés, car il augmente leur résistance contre les infections. Mais comment faire si votre tout-petit ne sait pas téter ?
Les bébés nés à moins de 34 semaines de grossesse n’ont généralement pas atteint le développement suffisant pour réaliser les mouvements de succion et de déglutition nécessaires pour téter. Mais ne baissez pas les bras pour autant, car il existe des solutions. Vous pouvez tirer votre lait et votre enfant le recevra directement dans son estomac via un petit tube placé dans sa bouche ou dans son nez. Cette solution n’est pas ce que vous espériez certes, mais grâce à cette technique, votre enfant bénéficiera des bienfaits d’une alimentation naturelle et vous continuerez à produire du lait jusqu’au moment où il pourra téter ou s’alimenter au biberon.
Le tire-lait : simplissime
L’utilisation du tire-lait n’est pas compliquée. - Pour écarter tout risque d’infection, veillez à vous laver les mains soigneusement avant de commencer.
- Vous pouvez choisir un appareil manuel muni d’un piston qui vous permet d’aspirer le lait et de le recueillir dans le biberon réceptacle.
- Le tire-lait électrique quant à lui donne la possibilité de pomper le lait de vos deux seins en même temps. Vous réduisez ainsi le temps passé à cette opération qui n’est pas toujours agréable.
- Dès que le lait est tiré, pensez à le réfrigérer. Il conserve ainsi toutes ses qualités nutritives.
Prendre son temps
La lactation étant sous contrôle hormonal, elle exige un climat émotionnel favorable.
- Trouvez un endroit à l’écart où vous ne serez pas dérangée.
- Reposez-vous et pensez à tirer votre lait au rythme des tétées, soit six à sept fois par jour.
- Il vaut mieux tirer votre lait à plusieurs reprises que de le tirer longtemps à des intervalles espacés.
- Prévoyez environ dix minutes à chaque fois.
Et si je n'ai pas assez de lait ?
- Massez-vous les seins avant de commencer.
- Au début, il est normal que vous ayez peu de lait, car c’est la succion de bébé qui favorise l’afflux de lait. La lactation s’installe progressivement.
- Pour prévenir l’engorgement mammaire, qui peut se produire le 3ème ou 4ème jour après votre accouchement, les granules homéopathiques que peut vous recommander votre médecin sont efficaces.
Et si j'ai trop mal pour continuer ?
- Si vos tétons sont douloureux, massez-vous les bouts des seins avec le colostrum. Cette substance jaune sécrétée pendant les trois premiers jours après l’accouchement se révèle un bon antiseptique pour soigner de petites lésions.
- Si des crevasses vous font souffrir, il existe des pommades homéopathiques qui vous soulageront. Veillez à prendre une crème à l’odeur neutre. Pour cela, faites-vous conseiller par votre pharmacien.
- Pensez à vaporiser vos tétons avec de l’eau minérale après avoir allaité ou tiré votre lait.
- Placés sur vos tétons, les « bouts de sein » en silicone les protègeront des crevasses.
- Les coquilles stimulent la production. En recueillant l’excédent de lait, elles maintiennent vos tétons au sec et évitent le frottement avec un tissu humide.
- Les coussinets d’allaitement, glissés dans votre soutien-gorge, vous éviteront de mouiller votre chemisier.
Etre parent d'un bébé prématuré
Vous étiez pressée de rencontrer votre bébé, vous comptiez les semaines, et puis patatras. Bébé a devancé l’appel alors que sa chambre n’est pas prête, six semaines avant les vacances prévues du papa. Il va bien, mais il est si petit que vous n’êtes pas tranquille. Chaque jour passé avec votre bébé prématuré est fait de hauts (il a un peu grossi) et de bas (il a déclaré une jaunisse). Vous passez du rire aux larmes dix fois par jour. Il faut dire que depuis sa naissance, vous êtes alitée. Le repos est indispensable pour vous aussi, même si vous trouvez le temps long.
Et, comme par un fait exprès, vous aviez justement le moral en berne au moment de la visite de la famille. Les questions que les oncles et les tantes viennent de vous poser vous hantent encore. Peut-être auriez-vous dû arrêter de travailler plutôt ou vous ménager davantage ? Avez-vous trop fumé pendant votre grossesse ? Vos idées se bousculent et pourtant vous n’avez pas la tête à réfléchir. Vous pensez surtout à votre petit bout de chou qui est toujours en couveuse.
Une très vieille histoire de culpabilité
Quelle que soit la version, et quelle que soit votre situation, vous n’entendez qu’une seule chose : si votre bébé est coincé dans sa couveuse, et vous en larmes à la maison, c’est de votre faute, vous êtes la seule responsable ! Peut-être que votre entourage sera assez bienveillant pour éviter les réflexions désagréables, dans ce cas tant mieux ! Pourtant, il est peu probable que vous ne soyez pas effleurée par une forme de culpabilité qui vient de très loin dans la mentalité collective.Que dit-elle ? " Si une maman ne met pas au monde à terme un beau bébé de trois kilos, elle a sans doute fait quelque chose de travers. "
Il est important que vous ayez en tête ce processus pour tenter d’y échapper. Prenez de la distance avec cette vieille idée (fausse) qui vous plombe le moral au moment où vous avez besoin de réconfort. Discutez-en avec le papa, donnez-lui la mission de répondre à ceux qui viendraient distiller leur mauvais esprit. Ne recevez que les gens qui vous aiment et ne vous feront pas de mauvais procès.
Et surtout, branchez-vous sur votre bébé, même s’il n’est pas encore à la maison dans son berceau. Profitez de l’hôpital pour apprendre les gestes de soins, comprendre quelle étape de développement traverse votre enfant, pour lui parler, lui sourire et gagner vos galons de nouvelle maman. Entraînez avec vous le papa, même si l’univers médicalisé lui fait peur, encouragez-le à s’impliquer, à adopter cette nouvelle petite personne qui est apparue.
Comment gagner un papa ?
Il arrive que la naissance d’un enfant prématuré donne au papa une opportunité extraordinaire d’établir un lien qu’il n’aurait pas pu créer autrement. « Le papa, c’est celui qui suit le Samu. Il suit le brancard quand l’enfant est hospitalisé et que la maman doit se remettre des soins qu’elle a reçus pendant l’accouchement. Il est le premier qui va lui parler, le prendre dans ses bras, si son état de santé le permet. Il est aussi celui qui rapporte les nouvelles à la maman quand elle est hospitalisée et ne peut pas voir son enfant », témoigne une maman.
Et dans deux ans, quand la couveuse ne sera qu’un lointain souvenir, ce sont ces liens-là qui compteront.
Les unités mères-kangourou : quand l'amour soigne
C’est un service de néonatalogie semblable à tout autre, dans lequel des mamans pouponnent leur nourrisson. Mais approchez-vous et vous remarquerez que les bébés y sont vraiment très petits. Certains petits bouts ont des moufles sur leurs mains minuscules, pour qu’ils n'enlèvent pas les perfusions. À la place des berceaux, on remarque des couveuses collées contre le lit des mamans. Vous êtes au sein d’une unité mères-kangourou.
Peau contre peau
Dès 1978 à Bogota, en Colombie, des équipes médicales ont observé que le portage peau à peau d’un bébé de petit poids par sa maman était très bénéfique à son développement. Par sa chaleur et sa présence, une mère aide son bébé prématuré à affronter le monde, comme une femelle kangourou fait grandir son petit dans sa poche. Les maternités du monde entier ont imité cette pratique très efficace médicalement pour la santé de bébé. Et les mamans sont ravies de pouvoir garder un contact direct et naturel avec leur tout-petit.
En pratique, dans les unités mères-kangourou, au lieu d’hospitaliser les prématurés en néonatalogie et d’accorder aux mères des visites, on déplace le matériel autour du couple mère-enfant. Une petite malformation cardiaque, une fente labio-palatine ou un soupçon d’infection ne remettent pas forcément en cause cette organisation. Tant que le risque n’est pas vital, le « peau à peau » est tout indiqué. Les prématurés qui demandent davantage de précaution rejoignent la mère en convalescence dès qu’ils vont mieux.
Des parents au top
Dans les unités kangourou, l’équipe cherche à ce que toute la famille dépasse sa peur devant un bébé né trop tôt ou trop petit.
Les mamans sont associées aux soins que les infirmières assurent devant elles, elles gardent leur bébé de longs moments contre elle, sans aide extérieure. Le papa, après avoir enfilé une blouse peut lui aussi approcher le bébé, tout comme les frères et sœurs. Grâce à cet entraînement, les parents rentrent à la maison sereinement : ils ont appris à s’en occuper et savent que leur bébé a surtout besoin d’eux.
Retour à la maison, les bons réflexes
Vous retournez chez vous et ressentez une certaine appréhension. Voici quelques conseils pour rester sereine.
Protection renforcée
- Les poumons de votre enfant sont fragiles, aérez sa chambre et nettoyez-la souvent. - Ne surchargez pas son lit de peluches, ne surchauffez pas et surtout ne fumez pas à proximité.
- Sa literie ne doit comporter ni plume, ni laine et son matelas doit être ferme.
- Évitez les couettes et les oreillers sous lesquels il peut glisser. Et si vous craignez qu’il ait froid pendant la nuit, enveloppez-le d’un pyjama et d’un sur-pyjama.
- Si les conditions météo et de pollution sont mauvaises, remettez la promenade à un autre jour.
- Évitez les lieux publics très fréquentés, ainsi que tout contact avec des personnes malades, car votre bébé est sensible aux infections.
- Si vous le pouvez, évitez de le faire garder dans des structures collectives avant ses 1 an.
- Vaccinez votre enfant comme tout autre, avec en plus les vaccins contre le pneumocoque et la grippe.
- Couchez-le sur le dos.
Et en cas de panique ?
- Le Centres d’action médico-sociale précoce (CAMSP), le service de néonatalogie, le pédiatre, le centre de PMI : tous sont là pour répondre à vos SOS. N’hésitez pas à les solliciter.
- Vous avez des jumeaux et vous êtes débordée ? Faites appel à vos proches, acceptez que votre maison ne soit pas nickel et que les factures attendent un peu. Il faut trouver un moyen de vous reposer pour retrouver l’énergie nécessaire.
- Vous n’avez pas le moral ? Un passage à vide n’est pas surprenant après une expérience aussi forte, ne restez pas isolée. Et si les idées noires persistent, n’attendez pas trop longtemps avant d’aller voir un psychologue.
- Enfin, ne restez pas seule. Contactez des associations de parents passés par là avant vous. Vous y rencontrerez une écoute compréhensive et aussi des interlocuteurs prêts à vous donner des trucs et astuces qui faciliteront votre quotidien. C’est le cas de l’association SOS Prema. Et si vous avez mis au monde plusieurs bébés, vous pouvez contacter l’association Jumeaux et plus (www.jumeaux-et-plus.asso.fr).
Le suivi médical spécifique du bébé prématuré
Dans les dernières semaines avant la naissance, chaque jour compte pour préparer le futur bébé à faire son entrée dans le monde. Un petit qui a pu grandir dans le ventre de sa mère jusqu’à 33 à 35 semaines peut généralement se débrouiller sans un grand renfort d’interventions médicales. S’il arrive plus tôt encore, entre 27 à 32 semaines, c’est un grand prématuré qui demandera des soins plus intensifs. Dans tous les cas, un bilan permet d’apporter au bébé l’aide nécessaire. Et dans la liste de ses besoins vitaux, votre présence se trouve en très bonne place.
En attendant de grandir
- Un trop petit bébé a du mal à réguler sa température, c’est pourquoi on utilise un
« incubateur », appelé aussi « couveuse ». Cette boîte en plexiglas a pour fonction de maintenir l’enfant au chaud dans une atmosphère humide.
- L’immaturité de ses poumons demande souvent la mise en place d’une assistance respiratoire.
- L’absence de réflexes de succion oblige les médecins à poser une sonde gastrique qui permet d’acheminer directement le lait vers le petit estomac du bébé.
- Le développement du cerveau de l’enfant est une question très importante qui fait l’objet d’une surveillance particulière. Les parents craignent beaucoup les séquelles neurologiques de la prématurité, mais dans l’immense majorité des cas, il n’y en a pas.
- Son système immunitaire, faible, rend bébé sensible aux infections. C’est pourquoi les conditions d’hygiène (on parle d’asepsie) sont draconiennes : isolement des bébés, port de masque et de calot sur la tête, port d’une blouse spéciale, lavage fréquent des mains…
Cet environnement très médicalisé vient soutenir certaines fonctions vitales (respirer, manger, éliminer) en attendant que le bébé, progressivement, soit assez développé pour les assurer seul.
Besoin de papa et de maman
Les services de néonatalogie ont fait d’énormes progrès ces dernières années sur l’accueil et l’encadrement des parents d’enfant prématuré. Les médecins sont très accessibles au téléphone pour donner des nouvelles, les horaires de visites sont généralement libres. Le personnel a l’habitude de faire les soins en présence des parents, y compris dans le cas de grands prématurés. Les parents sont encouragés à caresser leur enfant dans la couveuse même s’ils ne peuvent pas encore le prendre dans leurs bras, à lui parler, à lui chanter des chansons s’ils en ont envie. Dès que c’est possible, les mamans ou les papas peuvent réaliser de petits soins de la peau ou le change d’une couche. Tout est mis en oeuvre pour que les parents et leur tout-petit puissent commencer leur vie de famille, malgré la présence médicale.
Et après le retour à la maison ?
Grâce aux actions menées par l’association Sos Prema, les mamans qui donnent naissance à des enfants prématurés ont vu leur congé maternité allongé. La loi leur permet désormais de prendre le temps de chouchouter leur bébé lorsqu’il rentre à la maison. Ainsi, une maman qui met au monde son premier enfant à 30 semaines et qui aurait dû entrer en congé maternité à 35 semaines aura le droit aux 16 semaines déjà existantes, plus 5 semaines (soit 21 semaines de congé maternité). D’ailleurs, la plupart des prématurés rentrent à la maison environ à la date prévue de l’accouchement. L’écart entre l’âge de naissance et l’âge réel s’estompe progressivement. Souvent, il n’est plus perceptible, même par un spécialiste de l’enfance, dès l’âge de 1 ou 2 ans. Une petite minorité de prématurés nés avec une grande fragilité sont suivis jusqu’à l’âge de six ans. Ce sont les pédiatres du service de néonatalogie qui s’en chargent, souvent en étroite relation avec les médecins de ville et ceux de la Protection maternelle infantile (PMI). Les professionnels des CAMSP, les Centres d’action médico-sociale précoce, veillent si nécessaire au développement psychomoteur de ces enfants.


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